Avec la richesse de son sous-sol, l’industrie minière québécoise dispose d’un fort potentiel pour s’imposer comme un acteur majeur de l’extraction des minéraux. La transition verte, la demande croissante en minéraux critiques et stratégiques ainsi qu’un virage technologique accéléré laissent entrevoir des perspectives prometteuses pour le secteur. Toutefois, un enjeu fondamental demeure: la disponibilité de la main-d’œuvre.
Le Diagnostic sectoriel – Portrait de main d’œuvre de l’industrie minière au Québec 2025/2026, réalisé par le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines (CSMO Mines), met en lumière d’importants défis à relever au cours des prochaines années. Ce document présente des constats et des recommandations détaillés afin de soutenir les entreprises dans la gestion de cet enjeu.
En 2024, l’industrie minière contribuait à environ 1,2 % du produit intérieur brut (PIB) du Québec. Elle comptait plus de 21 700 emplois directs et affichait une hausse de 14 % des emplois depuis 2019. Actuellement, plus de 50 projets miniers sont en activité d’exploration ou de mise en valeur, dont plusieurs liés à la filière des minéraux critiques et stratégiques. Malgré ce dynamisme, les entreprises font face à des taux élevés de postes vacants dans plusieurs métiers techniques clés — mécaniciens, techniciens en instrumentation, opérateurs de machinerie lourde — ce qui peut limiter leur capacité à atteindre leurs cibles de production.
Le diagnostic démontre que les stratégies d’attraction et de rétention ne peuvent plus reposer uniquement sur la rémunération. Les aspects financiers ne constituent plus le principal critère de choix pour les travailleur(euse)s. La qualité du climat social, le leadership de proximité, l’équilibre travail-vie personnelle et les opportunités de progression de carrière, surtout sur les sites éloignés, jouent désormais un rôle déterminant.
La formation s’impose également comme un levier important d’épanouissement professionnel et de rétention de la main-d’œuvre. Or, l’évolution rapide des technologies exige des approches plus flexibles que celles offertes par les modèles traditionnels de formation. Les formations de courte durée, la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC), et l’alternance travail études figurent parmi les bonnes pratiques à renforcer.
Par ce diagnostic sectoriel, le CSMO mines désire offrir un soutien essentiel aux entreprises minières en identifiant des pistes de solution menant au développement d’outils adaptés aux enjeux de gestion des ressources humaines dans l’industrie minière québécoise.
