Les industries minières de la Côte-Nord se portent bien, malgré la pandémie de coronavirus. Le prix élevé du fer place pour l’instant des minières dans de meilleures positions qu’elles ne l’étaient avant la crise.

Alors que des incertitudes persistent quant à l'avenir de l'économie mondiale, le prix du fer est remonté au-dessus de 100 $ la tonne depuis le début du mois de juin, selon plusieurs quotidiens économiques. Une augmentation de 20 $ comparativement à son tarif au début de la crise du coronavirus à la fin du mois de mars.

La production reprend son erre d’aller

Si les minières demeurent prudentes, la production a repris sa vitesse de croisière, affirme le Syndicat des Métallos.

Les travailleurs syndiqués mis à pied au début de la pandémie auraient d'ailleurs presque tous retrouvé leur emploi, indique le coordonnateur du syndicat, Nicolas Lapierre.

« L'appétit de la Chine pour le fer est encore très présent. Donc tout ça a un impact très positif sur les opérations minières. »
Nicolas Lapierre, coordonnateur au Syndicat des Métallos


« Je pense au Havre-Saint-Pierre, qui devaient avoir un arrêt de production cet été, qui ne l'a pas eu. Donc on sent que l'industrie roule à plein régime» , donne en exemple M. Lapierre.

L’expansion de la mine du lac Bloom pourrait reprendre

La compagnie Minerai de fer Québec n'y fait pas exception. Les clients chinois de l'entreprise achètent, à eux seuls, près de la moitié de tout le minerai de fer produit ici.

Avec une telle demande, le projet d'expansion de la mine du lac Bloom, interrompu depuis 2012, semble plus que jamais réalisable, indique le vice-président aux relations avec les investisseurs chez Champion Iron, Michael Marcotte.

Des plans de relance qui portent leurs fruits?

Selon l’analyste Serge Morin, cette hausse du marché du fer est en grande partie liée aux capitaux injectés dans l'économie mondiale pour limiter les effets de la crise. Reste à savoir si ces prix élevés vont perdurer une fois les plans de relance terminés, constate le conseiller en placements.

Donc la prochaine étape, pour nous, ça va être de voir, lorsqu'on va enlever les stimuli monétaires, si les prix vont se maintenir au niveau actuel, ou si ces prix-là étaient, justement, gonflés par ces stimuli-là, dit M. Morin.

« Il y a encore beaucoup d'incertitude. »

Quant à elle, la minière Tata Steel, qui exploite des gisements situés sur la frontière Québec-Labrador, près de Schefferville, n'a pas retourné nos demandes d'entrevue.

Les 12 employés d'un de ses sous-traitants, le chemin de fer Knob Lake et Timmins, ont cependant été rappelés au travail cette semaine, selon le syndicat des Métallos.

Source : ICI Côte-Nord

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