Publiée le 11 Avril 2015

De géologues à ingénieures en passant par des postes de direction et de conduite de camions de 240 tonnes, les femmes occupent de plus en plus de place dans les mines.

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La Corporation minière Osisko a profité de la veille de la Journée internationale de la femme, le 7 mars, pour présenter une publication où l’on découvre le parcours de plusieurs femmes qui travaillent dans l’une de ses mines.

Au total, Osisko embauche 130 femmes, soit 15 pour cent de sa main-d’œuvre, dont Sylvie Martel, opératrice de camion de 240 tonnes à la Canadian Malartic depuis juillet 2008.

«J’ai eu la possibilité d’essayer chez Osisko et je suis tombée en amour avec ce travail. Opérer de la grosse machinerie était un rêve et je l’ai réalisé. J’espère contribuer à transmettre cette passion à d’autres femmes pour qu’elles osent. Elles sont capables», a-t-elle indiqué. «Une belle complicité s’est installée avec mes collègues masculins. Ils ont un grand respect et sont très protecteurs et prévenants», a ajouté Mme Martel.

Osisko: une touche féminine

Peu de gens le savent, mais l’idée derrière la naissance de la Canadian Malartic a une petite touche féminine.

«Pour faire une mine comme cela, ça prend une constellation de gens. Mais les deux premières petites étoiles, c’était Caroline et moi. Notre amitié depuis une trentaine d’années a permis aux fondateurs (dont Robert Wares et Sean Roosen) de se rencontrer. Le cœur d’Osisko est donc féminin», s’est plu à dire Sylvie Prud’homme, directrice des relations avec les investisseurs et géologue de formation.

«C’est la première fois que je vois la mine comme elle est maintenant. C’était juste une idée au départ et là c’est incroyable», a pour sa part souligné la géologue Caroline Wilson, les yeux pleins d’eau.

D’hier à aujourd’hui

Dans le domaine minier depuis plus de 35 ans, Mmes Prud’homme et Wilson constatent l’évolution dans leur travail.

«La première fois que je suis descendue sous terre, les mineurs me regardaient étrangement, car ils disaient que ça portait malchance de voir une femme descendre», s’est souvenu la directrice.

«À ma première visite à Sigma, je n’ai même pas pu aller sous terre, car les femmes n’avaient pas le droit», a ajouté Caroline Wilson.

Mais les choses ont bien changé, selon les deux femmes. «Il y a encore du chemin à parcourir, mais les femmes sentent une ouverture d’esprit dans les mines. Maintenant elles peuvent réaliser des travaux réservés aux hommes avant, surtout dans une mine à ciel ouvert», a estimé Mme Prud’homme.

«On a une autre approche en tant que femme. On travaille plus en collégialité et dans le consensus. On aime s’occuper des autres. Des hommes nous disent qu’ils aiment se trouver sur des équipes où il y a la gente féminine», a-t-elle ajouté.

«Il faut toujours se souvenir que tout est possible. Même si nous sommes des femmes, on peut réaliser nos rêves», a conclu Mme Wilson.

Source : Abitibi Express