Publiée le 06 Septembre 2013

Les projets miniers pourraient éventuellement être mieux acceptés par la société grâce à un ambitieux projet de recherche pour lequel le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et l’UQAT bénéficieront d’une enveloppe de 1,1 M $ répartie sur trois ans.

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Pas moins de 732 250 $ ont été octroyés, le 9 septembre, par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). La société Agnico Eagle et l’entreprise Mabarex, de Saint-Laurent sur l’île de Montréal, verseront pour leur part un total conjoint de 375 000 $.

Les fonds seront consacrés à un projet de recherche en traitement des eaux minières contaminées par les cyanures et leurs dérivés. L’étude, réalisée conjointement par l’Institut de recherche en mines et en environnement de l’UQAT et le Centre technologique des résidus industriels (CTRI) du Cégep, examinera le cas de la mine LaRonde d’Agnico Eagle.

«Les travaux porteront sur la caractérisation des effluents à traiter et sur l’évaluation de solutions pour augmenter l’efficacité des systèmes déjà en place. Parmi les pistes innovantes, nous allons examiner l’utilisation d’oxydants très puissants pour traiter en simultané les cyanures et les métaux», a expliqué Carmen Mihaela Neculita, chercheure à l’Institut de recherche en mines et en environnement de l’UQAT.

Résultats exportables

Grâce au partenariat avec Mabarex, qui se spécialise dans la conception, la fabrication et l’installation de procédés de traitement de l’eau, les résultats à petite et moyenne échelles pourraient être transférables à grande échelle. Un avantage majeur, selon Denis Martel, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’UQAT. «Les résultats seront exportables non seulement pour d’autres mines d’or, mais aussi pour d’autres secteurs industriels, voire d’autres horizons», a-t-il lancé.

Meilleure acceptabilité sociale

Même son de cloche du côté du directeur général du Cégep, Sylvain Blais, qui voit dans ce deuxième partenariat officiel entre le collège et l’université une étape importante pour le développement du secteur minier, mais aussi pour la région et la société en général. «Un des principaux problèmes relatifs aux projets miniers, ce sont les eaux acides. Ce projet pourrait donc améliorer l’acceptabilité sociale des mines», a-t-il fait valoir.

Retombées indirectes

Outre les résultats des recherches, l’étude permettra la formation de trois étudiants de maîtrise, un étudiant de postdoctorat et neuf stagiaires, soit trois de niveau universitaire et six de niveau collégial. Les connaissances acquises seront intégrées à certains cours du Cégep, en plus d’assurer le maintien de chercheurs, d’un professionnel et d’un technicien.

Source : Abitibi Express